Pourquoi est-il si difficile de demander de l’aide ?
« Je vais me débrouiller seul », « ce n’est pas si grave », « je ne veux pas déranger »… Demander de l’aide peut sembler simple et pourtant, pour certaines personnes, c’est une véritable difficulté. Peur du jugement, besoin de tout gérer seul, éducation ou mauvaises expériences : comprendre ce qui nous retient peut déjà être un premier pas pour s’autoriser à être accompagné.

Pourquoi certaines personnes ont-elles du mal à demander de l’aide ?
« Je vais me débrouiller. »
« Ce n’est pas si grave. »
« D’autres ont des problèmes bien plus importants que les miens. »
« Je n’ai besoin de personne. »
Ces phrases, nous les avons presque tous prononcées un jour.
Pour certaines personnes, demander de l’aide est relativement naturel. Pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Elles peuvent traverser des périodes éprouvantes, se sentir dépassées ou épuisées et continuer malgré tout à avancer seules.
Mais pourquoi est-il parfois si compliqué de tendre la main ?
Derrière cette difficulté peuvent se cacher notre éducation, notre histoire, certaines croyances, la peur du jugement ou tout simplement l’habitude de toujours compter sur soi.
« Je dois être capable de m’en sortir seul »
Nous avons parfois appris très tôt que l’autonomie était une qualité essentielle.
Être fort, ne pas se plaindre, trouver des solutions, ne pas déranger les autres…
Cette capacité à se débrouiller seul peut être une véritable ressource. Mais elle peut également devenir une difficulté lorsqu’elle nous empêche de demander du soutien au moment où nous en aurions besoin.
Demander de l’aide ne signifie pas nécessairement renoncer à son autonomie. Cela peut simplement signifier reconnaître que certaines étapes sont plus faciles à traverser lorsqu’on n’est pas seul.
La peur d’être jugé
« Qu’est-ce qu’on va penser de moi ? »
Cette question peut constituer un véritable frein.
Parler de ses difficultés signifie parfois montrer une partie de soi que l’on préfère habituellement protéger : ses peurs, ses doutes, ses fragilités ou ses contradictions.
Certaines personnes craignent alors d’être perçues comme faibles, incapables ou différentes.
Dans un accompagnement professionnel, le cadre doit justement permettre de déposer cette parole dans un espace respectueux, sans avoir à correspondre aux attentes de son entourage.
La difficulté à reconnaître que l’on ne va pas bien
Il est parfois plus facile de continuer que de s’arrêter.
Travail, famille, obligations, responsabilités… Le quotidien permet de rester dans l’action et de repousser certaines questions.
Jusqu’au moment où le corps, les émotions ou les relations commencent parfois à envoyer des signaux : fatigue persistante, irritabilité, perte d’envie, difficultés relationnelles, sentiment d’être dépassé ou besoin de s’isoler.
Reconnaître que l’on traverse une période difficile demande déjà de s’écouter.
Et cette première prise de conscience constitue parfois une étape importante.
« Mes problèmes ne sont pas assez graves »
Nous avons facilement tendance à comparer notre souffrance à celle des autres.
« Il y a pire. »
Probablement. Mais cela ne signifie pas que ce que nous ressentons n’a pas d’importance.
Il n’existe pas de niveau minimum de difficulté à atteindre avant d’avoir le droit de demander du soutien.
On peut consulter parce que l’on traverse une période particulièrement douloureuse, mais aussi parce que l’on se questionne, que l’on souhaite mieux comprendre certaines réactions ou simplement éviter qu’une situation ne se dégrade.
Ne pas vouloir déranger
Certaines personnes ont l’habitude d’être celles sur lesquelles les autres peuvent compter.
Elles écoutent, soutiennent, organisent, rassurent et prennent soin de leur entourage.
Lorsqu’il s’agit de demander de l’aide pour elles-mêmes, les choses deviennent beaucoup plus compliquées.
Elles peuvent avoir peur de déranger, de devenir une charge ou de prendre trop de place.
Apprendre à recevoir peut alors être aussi important qu’apprendre à donner.
La peur de ce que l’on pourrait découvrir
Demander de l’aide signifie parfois accepter de regarder certaines choses que l’on avait préféré mettre de côté.
Une relation qui ne nous convient plus.
Une blessure ancienne.
Un comportement que l’on reproduit.
Une décision que l’on repousse.
Commencer un accompagnement peut donc susciter une certaine appréhension.
Cette hésitation est compréhensible.
Un accompagnement respectueux ne consiste pas à forcer une personne à parler de ce qu’elle n’est pas prête à aborder. Chacun doit pouvoir avancer progressivement, à son rythme.
Une mauvaise expérience passée
Il arrive également qu’une personne ait déjà demandé de l’aide et qu’elle ne se soit pas sentie entendue, comprise ou respectée.
Cette expérience peut naturellement créer de la méfiance.
Pourtant, tous les professionnels n’ont pas la même approche ni la même personnalité.
Une rencontre qui n’a pas convenu ne signifie pas nécessairement qu’aucun accompagnement ne pourra correspondre.
Il est parfois nécessaire de prendre le temps de chercher la bonne personne et la bonne approche.
Demander de l’aide, c’est aussi prendre soin de soi
Nous sommes généralement capables de demander conseil à un professionnel lorsqu’il s’agit de notre voiture, de nos finances ou d’une démarche administrative.
Pourquoi devrait-il en être autrement lorsque nous rencontrons une difficulté émotionnelle, relationnelle ou personnelle ?
Être accompagné peut simplement permettre de bénéficier d’un regard extérieur, de mettre des mots sur une situation et de retrouver progressivement ses propres ressources.
Le professionnel n’est pas là pour vivre ou décider à la place de la personne.
Il est là pour l’accompagner dans son cheminement.
Et si le premier pas était simplement de se renseigner ?
Demander de l’aide ne signifie pas nécessairement commencer immédiatement une thérapie longue.
Le premier pas peut être beaucoup plus simple.
Lire la présentation d’un professionnel.
Découvrir une approche.
Envoyer un message.
Poser une question.
Prendre un premier rendez-vous.
Cette première rencontre permet ensuite de voir si l’on se sent suffisamment en confiance et si l’accompagnement proposé correspond à ce dont on a besoin.
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Thérapie, accompagnement du couple, sexothérapie, coaching, sophrologie, approche transgénérationnelle et pratiques autour du bien-être permettent à chacun de rechercher le professionnel et l’accompagnement qui correspondent à sa situation.
Parce que demander de l’aide est parfois difficile, nous accordons également une importance particulière au lieu dans lequel les personnes sont accueillies : un environnement calme, chaleureux et respectueux où chacun peut prendre le temps de faire ce premier pas.
En conclusion
Certaines personnes demandent facilement de l’aide. D’autres ont besoin de beaucoup plus de temps.
Il n’y a rien d’anormal à hésiter.
Mais lorsque l’on réalise que l’on porte seul depuis longtemps quelque chose qui devient lourd, il peut être utile de s’autoriser à rencontrer quelqu’un.
Demander de l’aide ne signifie pas remettre sa vie entre les mains d’une autre personne.
C’est parfois simplement s’offrir un espace pour ne plus avoir à tout porter seul.
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EGEVIE – Centre holistique et de bien-être
5 rue Jean Lebeau – 77450 Esbly